Don Bosco veut immortaliser Thomas SANKARA en Ethiopie: Me Benewendé SANKARA se prononce



Dans la parution de le faso.net du , un article a attiré notre attention. Il s’agit de l’article sur la construction d’un monument en l’honneur du Capitaine Thomas SANKARA, au siège de l’Union Africaine à Addis Abeba. Une initiative de l’Irlandais Don Bosco. Quelle signification donner et quelle est la portée de cette initiative ? Me Benewendé Stanislas SANKARA répond à nos questions en tant qu’avocat de la famille du Capitaine.





Journaliste : bonjour Me
Me : bonjour Mme la journaliste
Journaliste : quand vous avez appris qu’un Irlandais voulait ériger un monument en la mémoire de Thomas SANKARA, dites-nous quel fut votre sentiment ? Quelle conception faites-vous de cela ?
Me : merci pour cette opportunité que vous m’offrez pour me prononcer sur le sujet. Quand j’ai appris que Don Bosco, un M. de l’admiration pour Thomas SANKARA, voulais lui ériger un monument au siège de l’Union africaine, j’ai été très heureux. J’avoue que c’est une idée géniale. Le combat du président SANKARA partait au-delà de la sphère nationale. C’était un combat panafricain auquel beaucoup d’Africains se reconnaissent aujourd’hui. A l’instar de Kwamé N’krumah, de Patrice Loumoumba, ce combat était celui de donner sa dignité à l’Afrique et lui permettre de se développer. Que l’idée vienne d’un européen, un non Africain, cela m’émeut davantage. Car le dit-on, nul n’est prophète chez soi. Je note qu’aujourd’hui, beaucoup de non Africains ont reconnu que SANKARA menait un combat universel. Mais il revient à nous Africains de nous approprier des idées du président SANKARA et d’aller au-delà de sa mémoire pour en faire une réalité de son action politique. Car seule l’unité africaine peut nous permettre d’être des pays plus souverains capable d’utiliser nos ressources pour avoir une indépendance économique. Le choix du siège de l’union africaine n’est pas anodin, quand on sait l’Ethiopie a une vision N’kroumaïste, qui est que l’Afrique doit s’unir ou périr, cela est à encourager.
Journaliste : Me, pensez-vous personnellement que la révolution de Thomas SANKARA a fait des victimes et vous connaissez ?
Me : (rire…). On ne peut pas faire une révolution sans victimes. Il y aura toujours des gens qui vont se plaindre. Et concernant cette révolution, elle en fait aussi ? Et jusqu’à nos jours il y en a toujours qui critique. La plupart de ceux qui voulaient profiter des biens de tous sans partage se sentent victimes. Mais aujourd’hui, je pense qu’on voit plus l’intérêt général pour quoi l’homme se battait.
Journaliste : merci Me. Ceci met fin à cette interview.
Me : c’est moi qui vous remercie. «Osons inventer l’avenir ». Il faut qu’on ose maintenant.

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