Burkina Faso : l’autonomisation des femmes, facteur important du développement
Crédit photo, site SWEDD
Pour
atteindre le développement, chaque pays se doit d’inclure la femme dans les
projets de développement. Le Burkina Faso l’a bien compris en accordant les
mêmes droits à la femme qu’à l’homme
dans la constitution du 2 juin 1991. Comment inclure réellement les femmes dans
les actions d’émergence ? Il n’y a pas mille façons, que de leur donner
des moyens pour atteindre l’autonomisation.
La plupart des femmes au Burkina se battent par tous
les moyens pour atteindre l’autonomisation sur les tous les plans surtout sur
le plan financier. Souvent, elles n’ont pas le choix car elles sont le pilier
de leurs familles. Elles doivent travailler dur pour subvenir aux besoins de la famille et assurer
l’avenir de leurs enfants. C’est une situation récurrente en milieu rural qu’en
milieu urbain. Les femmes sont donc obligées d’entreprendre individuellement ou
en association pour s’en sortir. Cependant, elles font face à de nombreuses
difficultés dont la discrimination et le chômage. Leur volonté d’entreprendre
pour atteindre l’autonomisation, est grande. Mais leurs moyens et capacités
sont limités.
L’accès
aux crédits par les femmes
En 2018, seulement 10% des femmes avaient accès aux
services bancaires et 13% aux microfinances selon le programme d'accompagnement des femmes. Des taux très faibles. Pourtant,
au Burkina Faso, il existe des lois qui statuent sur l’accès aux ressources et
biens. Ce sont les articles 15 et 62 de la constitution ; l’article
300 du code de la famille et les articles 4 et 142 du code du travail. Beaucoup
de structures nationales et internationales tentent de soutenir les femmes
depuis de nombreuses années. Le premier est le Ministère en charge de la femme.
Chaque année elle met beaucoup de programmes en place, en accompagnement avec
de ses partenaires dans le but de soutenir les femmes dans leurs projets en
financement et en conseil. Dans son
projet entrant dans le cadre du PNDS, le ministère de la promotion a énuméré
des objectifs pour l’autonomisation de la femme au Burkina Faso, dont la
promotion de leur accès aux facteurs de production, soit aux crédits. Le résultat
attendu était de 60% sur la période
2016- 2020. Les fonds à allouer devait s’élever à contre 1 945 816 000 FCFA en
2015. Sur la période 2016-2019, le programme d’autonomisation économique des
jeunes et des femmes (PAE/JF) (www.paejf.bf) a financé plus de 30000 microfinances des femmes
à hauteur 16,5 milliards de francs CFA. Bien d’autres projets d’accompagnement
aux femmes ont vu le jour. Mais un autre problème est celui des garantis et des
taux de remboursement. Ce sont des éléments qui découragent souvent les femmes
vis-à-vis des crédits.

Quelle
place dans l’emploi ?
Le taux de femmes ayant accès à l’emploi varie selon
le secteur et le milieu. Le gouvernement avait pris des mesures pour le quota
genre dans tous les domaines d’emplois publics. Le taux fixé était de 25% pour
les femmes selon l’assemblée nationale. De 2005 à 2015 on n’a obtenu que 6% de
ce taux. Mais de 2015 à 2019 on a observé une nette amélioration de 5%. Ce problème n’est pas lié uniquement à la
discrimination. Il y a aussi un manque d’engagement de la part des femmes à
postuler pour certains postes. En milieu rural, quasiment toutes les femmes
travaillent pendant la saison pluvieuse et forment 80% d’une main d’œuvre gratuite. Pendant la saison sèche, certaines
entreprennent par exemple dans le petit
commerce, la confection d’objet et la transformation de produit tel que le
beurre de karité, le soumbala… En milieu urbain, les femmes sont dans le
secteur formel qu’informel. A Ouagadougou par exemple, pratiquement toutes les
femmes qui ne sont pas fonctionnaires entreprennent dans le commerce et dans
bien d’autres activités. On note plus de 90 000 emplois créés par le
PAE/JF contre 51 580 entreprises féminines en 2012 sur le plan national.
Les
femmes et la formation professionnelle
Cet aspect laisse voir un manque. D’abord en matière
de capacités à être formé. Beaucoup de femmes sont analphabète donc, cela
limite les actions de la formation professionnelle. Souvent elles n’ont aucun
document les identifiant. selon le ministère de la promotion de la femme, les femmes composent les trois quart de la population
ne possédant d’extrait d’acte de naissance. On se limite donc à des formations
basiques. Parfois les supports offerts pendant les formations sont rangés et la
formation elle-même oubliée et abandonnée après quelque temps. Pour celles qui
sont allées à l’école, il y a une amélioration. Mais les problèmes sociaux font
souvent frein. Ce sont entre autres le mariage précoce, les grossesses précoces
et non désirées, les poids de la main masculine sur la liberté féminine.
Tableau
explicatif de l’accès à la formation professionnelle de 2012-2015 www.cns.bf
Année
|
femmes
|
Hommes
|
2012
|
37,4%
|
62,6%
|
2015
|
34,1%
|
65,9
|
Sources :
www.gouvernement.bf

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